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par | Août 13, 2022 | Article, talks

Interview, Talks, Article

TALKS #2

Qu’est-ce qu’un crew ?

MOUNIR – VAGABOND CREW

« Un crew, de manière théorique est un rassemblement de personnes au sein d’une entité à laquelle on donne un nom. Mais en réalité c’est une famille. C’est véritablement ce qui fait notre identité à chacun. Un crew, ce sont les personnes avec qui tu partages des projets personnels, professionnels, artistiques, sportifs. Ce sont les gens, après ta vraie famille, avec qui tu passes le plus de temps.

J’ai commencé la danse à Angers en 1997. Nous avons monté un premier groupe avec des danseurs de toute la ville quand j’avais 15 ans, eux avaient entre 19 et 20 ans. Nous étions une compagnie amateure, avec l’ambition de devenir professionnels. C’était ma première petite famille, la première pierre à l’édifice.
Suite à cela j’ai nourri des ambitions plus élevées, ou différentes de celles des autres membres de mon crew. Ce qui m’animait était la compétition, le battle. En 2004 j’ai intégré Vagabonds, qui est devenu la pierre centrale de ma carrière. Je n’ai connu ensuite aucun autre groupe, aucune autre compagnie, que ce soit sur le plan compétitif ou artistique.
Vagabond est devenu mon second nom de famille, c’était ma pièce d’identité. Selon moi il y a cette notion de famille au sens fraternel du terme. Un crew est une école, ça représente une philosophie et des valeurs que l’on te donne et que tu défends dans ton approche, dans ton travail et dans ta danse. Il y a une notion également de fidélité et d’implication envers une entité plus grande, qui a des objectifs collectifs.
Personnellement, j’ai du mal à comprendre les danseurs qui font partie de plusieurs groupes à la fois. C’est comme si sur ta carte d’identité tu avais 10 noms de famille. Qui es-tu au final ? On peut avoir des affinités avec d’autres personnes, intégrer d’autres projets, mais la réalité est que tu n’as véritablement qu’un seul groupe.

Le fondateur de Vagabond Crew s’appelle Mohamed Belarbi. Il a créé ce groupe en 2000 avec des piliers parisiens qui étaient assez côtés depuis longtemps : Lamine, Salah, Si’Mhamed, Kamel, Nel… Le groupe s’appelle Vagabond car on pouvait retrouver les membres aux 4 coins de la France, en street show ou en battle.

 

« A la fin, j’en retiens une histoire humaine, bien plus forte que la danse. »

Momo et les autres membres fondateurs ont créé ce groupe à la hauteur de leurs ambitions. Ils ont créé un groupe qui soit en accord avec leurs valeurs et avec l’image du Break qu’ils souhaitent véhiculer à travers le monde. Vagabond Crew, exclusivement parisien au début, a commencé à voir ses nouveaux membres venir de toute la France dès 2003. En 21 ans d’existence, il y a près de 40 danseurs qui sont membres du crew.
Vagabond crew a toujours intégré ses nouveaux membres en prêtant une forte attention à l’état d’esprit du danseur. La priorité est de voir si ce danseur, peu importe son niveau, partage les mêmes valeurs et les mêmes ambitions que le groupe. C’est primordial car ce sont ensuite ces valeurs, cette histoire que le danseur va défendre au niveau international. On ne priorise pas le niveau du danseur car nous sommes un groupe formateur, nous saurons apporter le niveau et la technique. Mohamed Belarbi a formé tous les danseurs de Vagabond, certains avaient intégré le groupe avec un niveau proche de débutant.
Il faut être ambitieux pour intégrer un groupe prestigieux qui a déjà tout gagné et qui a pour ambition de garder la couronne. On ne peut pas avoir l’ambition d’un danseur lambda qui se contente du niveau régional. Il faut vouloir faire partie des meilleurs. C’est de l’investissement, du travail, des sacrifices, et ce qui garantit que les danseurs qui intègrent le groupe atteindront ce niveau, c’est leur état d’esprit. Le danseur peut être le plus nul, mais s’il a la rage de vaincre, on pourra travailler avec lui.

J’ai rejoint Vagabond car l’état d’esprit du groupe concordait avec le mien. Je savais que si je voulais progresser pour atteindre mes ambitions il fallait que je sois entouré des meilleurs. Je me suis ensuite naturellement investi dans mon projet au sein de mon groupe. Je suis devenu un des piliers du groupe, auprès de Momo qui reste la pièce indispensable au maintien du crew.

Si le groupe tient toujours un niveau international aujourd’hui c’est pour 2 raisons. D’une part, nous savons que chaque danseur est limité dans le temps, que ce soit physiquement, ou au niveau des responsabilités de la vie etc. La clé pour garder un groupe au plus haut niveau est le renouvèlement des effectifs, et les actions menées pour renouveler cet effectif de manière efficace.

D’autre part, le fondateur du crew doit être présent tout au long de la vie du groupe. Lui ne peut pas se renouveler car il est la source d’énergie. C’est lui qui doit être le plus solide, c’est lui qui porte le groupe et qui devra faire le plus de sacrifices. Tous ceux qui quitteront le navire a un certain moment seront ceux qui n’auront pas la force ou n’auront pas fait le choix de maintenir ces sacrifices sur le long terme.
Je pourrai citer beaucoup de choix et décisions compliquées qui ont été prises pour le bien du crew, mais ce qu’il faut retenir c’est que, pour maintenir un groupe a un niveau international pendant 2 décennies, l’intensité des sacrifices est incommensurable. C’est ce dévouement qui tisse des liens fraternels indéfectibles. A la fin, j’en retiens une histoire humaine, bien plus forte que la danse. »

SOSO – MELTING FORCE

« Un crew est une famille. C’est ta seconde famille, celle avec laquelle tu vas passer le plus de temps après ta vraie famille. Et encore, pas toujours. J’ai commencé à danser avec mon frère et mon cousin. Bboy Franklin dansait aussi avec ses 2 frères. Aujourd’hui Bboy Damani et Bgirl Sia sont frère et sœur. Nous sommes tous de la même ville, et nous la défendons. Voilà pourquoi Melting Force est une famille.
Je fais partie de la seconde génération de Melting Force Crew. En 2002, 2003, moi et Tutus étions des premiers kidz à partir en Battle. Le Break était encore peu connu. Seuls les pratiquants savaient ce qu’était le Break et étaient au courant des battles. Pour pouvoir nous permettre de partir en compétition, nos « coachs » de MF demandaient les autorisations à nos parents. Nos parents ont donc été inclus dans le processus et étaient partie intégrante du crew.

Melting Force au début c’est donc un groupe de pote qui danse. Ce groupe de pote en est venu à créer une association pour pouvoir s’en sortir avec la danse, en fonction des aspirations et des envies de chacun. Certains voulaient être dans la compétition, d’autres dans la création artistique, la transmission etc. Cette association nous a permis de faire des demandes auprès de la mairie pour obtenir une salle, la salle que nous avons aujourd’hui et qui est connue de presque tous les danseurs et danseuses de France.
Cette salle nous a apporté stabilité, des créneaux fixes pour nous retrouver et répéter, nous a permis de nous structurer. Tout ce qu’il se passe en lien avec Melting Force se passe dans notre salle. C’est un lieu de danse et de vie ouvert à tous.

« Je préfererai toujours perdre avec mon crew, que gagner avec une ‘dream team’ »

Il faut avoir en tête que Melting Force c’est Saint Etienne. Nous travaillons énormément dans la région pour transmettre, éduquer les jeunes à travers le Hip-hop. Nous donnons des cours dans une vingtaine de structures. C’est également cela qui nous permet de repérer les prochaines générations de Melting Force. Si on se rend compte que, au bout de 2 ans de danse, un ou une élève se démarque, s’entraine à la maison, apprend toutes les semaines de nouveaux mouvements, alors on lui dit d’arrêter les cours et de venir dans notre salle pour passer à la suite. On continue de le former, on l’emmène en Battle pour qu’il observe. On efface petit à petit la relation coach – élève pour une relation bboy à bboy/bgirl. Au fil du temps, s’il charbonne assez dans la salle, on lui donnera sa chance, on lui proposera de danser dans tel battle. Et s’il/elle a un bon feeling avec tous les membres du Crew alors il/elle intégrera surement Melting Force. Tout ce processus se fait naturellement et je pense que c’est cela qui permet de sortir des nouvelles têtes tous les 2 – 3 ans.
Après, si ce danseur ne souhaite pas s’orienter vers la compétition ce n’est pas pour autant qu’il n’aura pas sa place chez nous. Il y a beaucoup de membres du crew qui ne sont pas dans les battles mais qui travaillent au fonctionnement de l’association, dans la transmission etc. Chacun y trouve son compte, c’est pour cela que ça tient et qu’il y a cette fidélité, cet investissement de chacun envers le groupe.

En termes de transmission, c’est important également de montrer que l’on peut gagner avec ce qu’on a. Je dis cela car nous ne sommes pas un crew qui s’est créé sur la victoire (pas comme une dream team) et que nous ne recrutons pas par rapport au niveau du danseur. Nous avons grandi avec les qualités et les défauts de tout le monde, que nous avons supporté et soutenu. Nous avons créé ensemble jusqu’à gagner. Si les jeunes générations m’avaient vu rejoindre telle équipe pour gagner un battle, ils auraient compris qu’il faut aller autre part pour gagner, et Melting Force ne serait pas aussi fort et stable aujourd’hui.
C’est pour cela que l’on s’investi dans les nouvelles générations. On responsabilise chaque membre, en faisant comprendre que le maintient du groupe leur appartient aussi. Ceux que nous avons formé, forment aujourd’hui, apprennent à gérer l’association, l’administratif etc. Si demain tous les anciens décidaient d’arrêter subitement, il y aurait une relève.

On est un crew comme a l’ancienne, une bande de potes qui danse ensemble. Notre but est de durer dans le temps, quel est le but de briller et de se faire oublier l’année d’après ? On veut laisser une empreinte, un nom, car c’est ça avant tout le Hip-hop. L’union fait la force, tel est le message de Melting Force.

Chaque crew choisira son avenir, chaque crew a sa politique. Ce que je constate juste c’est qu’il y a de moins en moins de crew, et de plus en plus de « team ». Mais n’oubliez pas votre crew. Je préfère perdre avec mon crew que gagner avec une team. »

BOUBA – JOYEUX LOUFOCK

Pour commencer, un crew c’est d’abord des amis qui prennent des cours de danse ensemble chaque semaine. Ce sont des potes qui deviennent ensuite un crew naturellement. Faire partie d’un crew c’est avoir la même identité, kiffer, partager et être toujours là les uns pour les autres.
C’est comme une religion, pas besoin qu’on vienne te chercher ou que l’on te force. C’est parce que tu y trouves les réponses à tes questions que tu as envie de rentrer dans un crew. Simplement en regardant et en partageant, tu sais si tu veux appartenir au crew ou pas.

Mais faire partie d’un crew ce n’est pas juste pour la fête. Comme dans toute famille il y a aussi des obligations, notamment reconnaître ce que fait le groupe pour toi, garder en tête d’où tu viens et avant tout de respecter l’autre. Par exemple, savoir se taire quand ton mentor/ leader donne des directives est primordial.

Être dans un crew c’est aussi avoir la certitude qu’il y a des gens sur lesquels tu peux compter en cas de galère ou de doute. Aujourd’hui tout le monde a les yeux rivés sur les réseaux sociaux, où la vie semble idéale, la célébrité et le succès rapidement accessibles à tous. Loin de cet esprit fake et superficiel ton crew est là pour toi dans les bons comme les mauvais moments, comme une véritable famille.

Faire partie d’un crew c’est donc un véritable état d’esprit qui s’inscrit dans la durée. Ne pas être franc, ne pas être solidaire ou alors trahir ton groupe, oublier d’où tu viens, prendre la grosse tête quand tu deviens célèbre te sortira définitivement du groupe qui lui n’aura pas changé ses valeurs. Même un manque de transparence à un moment donné se saura tôt ou tard. Donc ciao. Mais si on est une vraie famille, l’état d’esprit restera et donc ça ne bougera pas.

Être dans un crew, c’est aussi devoir défendre ton pays. Pour moi un crew doit voyager dans le monde entier parce que les plus grandes richesses sont le voyage et le partage avec d’autres cultures et états d’esprit. D’ailleurs, si chaque crew a son identité, il y a du positif à prendre chez tout le monde. Et c’est ça le Hip-hop. C’est normal qu’on puisse être dans plusieurs crews. Et un mentor ne doit pas empêcher ses élèves ou danseurs d’aller voir ailleurs. Si on entrave l’autre, ce n’est plus un crew mais une secte. A charge pour chacun ensuite de ne pas oublier d’où il vient.

« Le but n’a jamais été de briller, il a été de durer. »

Au niveau de la communauté, l’essentiel selon moi n’est pas de faire un maximum de battles et de les remporter, mais c’est d’avoir une identité propre. Tout le monde peut gagner des battles, mais tout le monde n’a pas une identité.
Si tu as une identité, les autres vont s’en inspirer et ça n’apportera que du positif. Avec des valeurs saines, un bon état d’esprit, en étant bien sapé, toujours propre, c’est là que tu marques et, c’est comme ça que tu vas faire passer ton message. Ton passage commence dans ta chambre (tenue vestimentaire) et finit dans le cercle (au battle).
Pour que ton crew devienne légendaire, c’est donc question de qualité et non de quantité. Il y a des moments où il faut marquer le coup et si ces moments-là ont été mémorables alors tu rentreras dans la légende, que ce soit par tes victoires, ton identité, ton attitude dans les cercles, ton état d’esprit ou le discours que tu portes. Peu importe. Tu peux gagner cinq fois un gros battle international et un autre crew non mais il peut être tout aussi légendaire et mondialement reconnu.

Pour moi le but, ce n’est pas de briller mais de durer. À bon entendeur… »

AYA – FROM DOWNTOWN

accompagné de Evan et Kaê

« Pour moi un crew c’est une bande de potes et une famille par extension. Si on prend la définition de base c’est une équipe mais au-delà de ça je le vois vraiment comme une bande de potes. Que la personne fasse du break ou pas n’a pas d’importance, on n’a pas tous besoin de faire la même chose, il suffit que l’on s’entende bien. Notre lien de base à tous a été le break mais il n’y a aucune obligation à continuer. Ce serait dommage que ne plus danser veuille dire ne plus être dans le crew.

Nous avons tous intégré From Downtown de manière différente. Je pense qu’en général, dans le monde du break, il y a autant de manière d’intégrer un crew que de danseurs. Cela dépend de la direction que prend le crew en question à l’instant T, des différents facteurs et des critères de recrutement entre guillemets.
Evan – « Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de règles. On ne se demande pas comment entrer dans une famille ou comment se faire des potes. Il y a mille et une manières d’intégrer un crew, la seule tradition est d’affronter tous les membres du groupe pour officialiser une intégration. ».
Kaê – « Ce qu’on fait généralement c’est qu’on se connecte dans la relation avant tout, on fait des battles ensemble avant qu’il y ait quelque chose d’officiel et que la personne soit dans le crew, pour notre part c’est comme ça que ça s’est passé. L’humain et l’artistique sont les deux points les plus importants. ».
Chez From Downtown nous sommes donc une bande de potes. Dans ce sens, nous ne nous mettons pas d’obligation dans la gestion du crew, la seule « obligation » est le respect de l’autre. En revanche nous avons des responsabilités, car nous représentons le crew à chaque occasion. Si on veut atteindre certains objectifs il faut bosser pour y arriver et du coup, la question qui se pose est : Est-ce que la personne est prête à faire le nécessaire pour atteindre ces objectifs-là sur le moment. Et dans le cas où la personne ne le serait pas, ce n’est pas grave, ce n’est pas pour autant qu’elle sera écartée du crew.

À titre personnel, si je n’avais pas intégré From Downtown, mon parcours aurait été bien différent. Ce groupe m’a élevé, humainement et artistiquement. Je pense qu’une personne seule peut inspirer des gens mais qu’un crew, en tant que groupe de personnes, peut créer tout un effet de masse et inspirer beaucoup plus de monde pour avoir un impact sur toute une communauté.
Evan – « Si on parle de la communauté Hip-hop, de mémoire, il n’y a personne qui a impacté la communauté en étant seul(e). Si on parle de bboying, il n’y pas de bboy ou bgirl sans crew ou sans au moins une personne derrière qui le/la pousse ou l’inspire qui est devenu très fort-e. Personne ne devient fort en étant seul. N’importe qui a un coach, les petits comme les grands. Mais plus globalement, ce groupe nous a tous permis de mieux nous connaître en nous connectant avec les autres, en évoluant humainement, artistiquement. Je pense que nous sommes devenus des gens meilleurs.
En compétition, nous sommes arrivés à un niveau de reconnaissance élevé dans le monde du Break. C’est déjà une chose énorme d’y arriver, mais c’est autre chose encore d’y rester pendant longtemps.
 »
Rester à un haut niveau de compétition en tant que groupe est quelque chose qu’on ne peut pas forcément contrôler dans un crew parce que chacun peut prendre des directions différentes. Ce n’est pas pour autant que notre crew n’existe plus, au contraire, From Downtown est fondé sur la force de nos liens sociaux, c’est ça qui fera durer notre crew dans le temps.

De la même manière qu’on peut avoir plusieurs bandes de potes, on peut avoir plusieurs crews.
Evan – « Selon moi, nous sommes tous liés, mais nous pouvons aussi faire parties d’autres crew différents qui ne s’aiment pas forcément. Est-ce que la famille de ta mère est obligée d’être en bon terme avec la famille de ton père ? On peut avoir autant de crews que l’on veut. Pour faire un clin d’œil aux puristes qui disent qu’on ne doit avoir qu’un seul crew, laissez les gens faire ce qu’ils veulent et faites ce que vous voulez aussi. Mais respectons-nous dans nos différences. ».

Evan – « Je pense que la meilleure façon de transmettre quelque chose, c’est de l’incarner. Imagine que tu veuilles que ton élève ait un toucher aérien particulier, s’il te voit ‘flotter’ à chaque entrainement, il va ‘flotter’ aussi. Quelqu’un qui souhaite apprendre et qui vient de rentrer dans une culture a une forte capacité à absorber l’information car il n’en a pas encore. Donc ces premières informations seront celles que tu veux lui transmettre, il sera ce que tu veux qu’il soit, ce que tu veux inspirer. Pour inspirer les gens, il suffit d’être honnête et d’aimer ce que l’on fait. Si on fait les choses par passion, les gens que ça peut atteindre vont être atteints. Alors que quelqu’un qui fera les choses par intérêt, même s’il est le plus fort, n’aura pas d’impact sur les gens. ».

Pour nous ce qui pourrait emmener à une dissolution du crew serait qu’on ne s’entende plus, ce qui est peu probable. Je pense que la recette pour devenir une « enseigne légendaire » c’est de défendre son identité jusqu’au bout, à partir de ce moment-là on marque déjà l’histoire.
Evan – « Mais c’est aussi une question de timing, il faut savoir quand apparaître. ».

« La meilleure manière de transmettre quelque chose est de l’incarner. »

Texte par : Yann Hung. @jia.yann

Photos par : credits.

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